Disjoncteurs magnéto-thermiques CA

Filtrer par : Chint Maxge

Les disjoncteurs magnétothermiques — également appelés disjoncteurs automatiques — protègent les circuits contre les surintensités et les courts-circuits, en coupant l'alimentation lorsque le courant dépasse le calibre nominal. Dans une installation photovoltaïque, ils sont nécessaires aussi bien du côté du courant alternatif que du côté du courant continu, et il ne s’agit pas du même appareil.

Pourquoi un disjoncteur de courant alternatif ne fonctionne-t-il pas en courant continu ?

En raison de la manière dont l'arc s'éteint. En courant alternatif, le courant passe par zéro cent fois par seconde, et l'arc qui se forme à l'ouverture des contacts ne s'éteint qu'à cet instant précis. Dans un courant continu, l'intensité n'est jamais nulle: l'arc persiste et peut finir par faire fondre les contacts si l'appareil n'est pas conçu pour l'interrompre.

C'est pourquoi un disjoncteur magnéto-thermique à courant continu est équipé de chambres d'extinction et d'aimants permanents qui éteignent l'arc, et c'est pourquoi a une polarité: il faut respecter le sens d'installation (entrée et sortie). En installer un à l'envers ou utiliser un modèle à courant alternatif dans le circuit des panneaux représente un risque réel d'incendie, et non une imprécision du manuel.

De quel calibre de disjoncteur magnéto-thermique ai-je besoin ?

Le calibre est choisi à une valeur supérieure au courant de service du circuit et inférieure à la capacité du câble qu'il protège. C'est la règle qui détermine tout le reste : Le disjoncteur magnéto-thermique protège le câble, pas l'appareil.

Du côté du courant alternatif, le courant de service provient de la puissance de l'onduleur : un onduleur monophasé de 5 kW délivre environ 22 A, ce qui fait d'un disjoncteur de 25 A le choix naturel, à condition que la section du câble supporte ce courant.

En mode continu, on se base sur le courant de court-circuit de la chaîne (Isc) multiplié par le coefficient de sécurité prévu par la norme, et jamais sur le courant nominal. Un module dont l'Isc est de 14 A ne sera pas protégé par un réglage à 16 A.

Courbe B, C ou D ?

La courbe indique l'intensité maximale de la surintensité instantanée que le disjoncteur peut supporter avant de se déclencher par la partie magnétique :

  • Courbe B : Il délivre un courant de 3 à 5 fois supérieur au calibre. Pour les circuits résistifs sans pics : éclairage, prises, résistances.
  • Courbe C : entre 5 et 10 fois. C'est le modèle à usage général pour les habitations et celui que nous installons par défaut : il supporte le démarrage de petits moteurs et les pics de courant des alimentations à découpage.
  • Courbe D : entre 10 et 20 fois. Pour les charges présentant des pics de démarrage importants, comme les gros moteurs ou les transformateurs.

Le problème typique des installations équipées d'un onduleur ne concerne pas la courbe, mais plutôt courant de raccordement: lors de la mise sous tension d'un onduleur équipé de condensateurs d'entrée, le pic initial peut faire sauter un circuit de courbe B correctement dimensionné en régime permanent.

De quelle puissance de coupe ai-je besoin ?

La puissance de coupure (6 kA, 10 kA) correspond au courant de court-circuit maximal que l'appareil peut interrompre sans être endommagé. Elle dépend de la proximité du circuit par rapport au transformateur du réseau électrique : dans un logement doté d'un raccordement standard, 6 kA, c'est suffisant et c'est ce qu'exige la réglementation ; à l'entrée des grandes installations ou à proximité du poste de transformation, ce seuil passe à 10 kA.

Notre catalogue comprend magnétothermiques Maxge Alpha+: bipolaires de 6 A à 40 A avec courbe C et 6 kA, et tétrapolaires jusqu'à 63 A avec 10 kA, conformes aux normes ITC-BT-22 et ITC-BT-23.

Disjoncteur magnétothermique ou fusible côté courant continu ?

Les deux protègent, mais ne font pas la même chose. Le fusible Il est plus rapide et plus sûr face à des courants de court-circuit élevés, et c'est ce qui est utilisé pour la protection des batteries, où les courants de défaut sont énormes. Le magnétothermique Il est réarmable et permet de couper le circuit pour intervenir, ce qui est exactement ce qu'il faut côté tableaux électriques.

Dans la pratique, on combine : un fusible sur la batterie, un disjoncteur magnéto-thermique ou un sectionneur sur les chaînes de courant continu, et un disjoncteur magnéto-thermique sur les circuits de courant alternatif.

Vous ne savez pas quel calibre et quelle courbe choisir pour chaque circuit ? Notre équipement technique ça te l'indique. Consulte également la calculateur de section de câble, car le calibre et la section sont choisis ensemble.